samedi 27 août 2016

☆ Dune de Frank Herbert : relecture 15 ans plus tard

Dune de Frank Herbert est un grand classique de la SF, une œuvre mythique que je viens de relire (et d'enfin finir d'ailleurs). Un camarade de classe en DUT Métiers du Livre m'a offert il y a une quinzaine d'années les deux tomes de Dune de chez Pocket (avec la couv' argentée et le découpage "parce que les français n'aiment pas les pavés" haha, maintenant il existe en un seul volume en poche). 

J'avais essayé de le lire mais rien à faire, je n'entrais pas dans cette histoire qui je me le rappelle m'avait semblée trop politique pour m'intéresser. Mais ça c'était avant !

Dans des mondes futurs, Atréides et Harkonnens se disputent l'exploitation de l'épice sur Dune, planète hostile peuplée de Fremens et d'immenses vers attirés par les impulsions des moissonneuses. Alors que les cruels Harkonnens complotent avec l'empereur, Paul Atréides, le fils du duc Leto, semble être le messie attendu par les Fremens.

Bien, enfin, j'ai lu Dune ! En 2014, j'avais lu Hypérion, je rattrape mes classiques ! Comme beaucoup de choses ont déjà été dites, écrites, décortiquées par plein de passionnés de Dune, je ne vais pas m'étendre, mais juste vous parler de mon ressenti. 

jeudi 25 août 2016

☆ L'Homme qui mit fin à l'histoire de Ken Liu

L'Homme qui mit fin à l'histoire est une novella de Ken Liu publié dans la jeune et excellente collection Une Heure-Lumière du Bélial'. Après l'inoubliable Ménagerie de papier, il était impossible de passer à côté de ce texte, finaliste du Hugo en 2012 ! Encore une fois, l'auteur nous propose un récit de science-fiction poignant et instructif.

Futur proche.
Deux scientifiques mettent au point un procédé révolutionnaire permettant de retourner dans le passé. Une seule et unique fois par période visitée, pour une seule et unique personne, et sans aucune possibilité pour l'observateur d'interférer avec l'objet de son observation. Une révolution qui promet la vérité sur les périodes les plus obscures de l'histoire humaine. Plus de mensonges. Plus de secrets d'État.
Créée en 1932 sous mandat impérial japonais, dirigée par le général Shiro Ishii, l'Unité 731 se livra à l'expérimentation humaine à grande échelle dans la province chinoise du Mandchoukouo, entre 1936 et 1945, provoquant la mort de près d'un demi-million de personnes… L'Unité 731, à peine reconnue par le gouvernement japonais en 2002, passée sous silence par les forces d'occupation américaines pendant des années, est la première cible de cette invention révolutionnaire. La vérité à tout prix. Quitte à mettre fin à l'Histoire.
 
L'Homme qui mit fin à l'histoire est une claque.

lundi 22 août 2016

Lecture, mon amour : #Rébus #Raysday saison 3, gagnez un livre !

En ce Ray's day, autrement dit la fête de la lecture, des lecteurs et des auteurs et aussi des éditeurs (toutes les infos ici !), je vous propose un petit jeu, histoire de vous offrir des livres de ma bibliothèque personnelle.

Ce seront deux poches, que j'enverrai par voie postale aux deux gagnants. Comme il y a 3 livres à deviner, vous pouvez choisir le titre que vous préférez, ou jouer pour deux ou même pour tous.

Cette année j'ai craqué mon slip et vous ai concocté des rébus de toute beauté. Une fois trouvé le titre, vous m'ajoutez obligatoirement l'auteur ! Don't forget !

jeudi 11 août 2016

Images fantômes d'Elizabeth Hand

"A un moment donné, tout finit par changer."

Images fantômes est un roman atypique d'Elizabeth Hand, publié chez Super 8. Annoncé comme un texte inquiétant, il l'est effectivement, mais son rythme en fait une sorte d'OLNI qui ne conviendra pas à tout le monde... Le très peu d'éléments fantastiques pouvant résulter de visions de la narratrice, vous avez plutôt affaire à un mix de thriller et de nature writing !

Photographe punk expérimentale, adepte made in NYC des ambiances morbides et de la déglingue radicale, Cass Neary a connu son quart d’heure de gloire warholien. Ce qui n’était pas prévu, c’est qu’elle y survive. Vingt ans plus tard, c’est une quadragénaire has been ayant gardé de sa folle jeunesse, outre un penchant prononcé pour les paradis artificiels, une profonde et incurable nostalgie. Aussi, quand son vieil ami Phil lui propose d’aller interviewer Aphrodite Kamestos, artiste culte des années 1960 vivant désormais recluse sur une petite île perdue au large du Maine, Cass n’hésite pas très longtemps ; d’autant que Kamestos, dont l’œuvre a inspiré son propre travail, a apparemment demandé à la voir personnellement. Mais le Maine en novembre est un monde en soi : grise, glacée, peuplée de figures inquiétantes, la région baigne dans une atmosphère quasi onirique, et l’esprit embrumé de la visiteuse n’arrange rien à l’affaire.

mardi 9 août 2016

☆ Audience captive d'Ann Warren Griffith

Audience captive est une nouvelle d'Ann Warren Griffith rééditée chez Le Passager clandestin dans la collection Dyschroniques. J'en ai entendu parler chez Efelle, puis l'ai croisé en librairie, et ne me suis pas privée pour 5€ (cela dit c'est 20 mn de lecture, max 30 je pense).

Qu’il fait bon vivre dans l’Amérique des époux Bascom. Maman est à sa place, dans sa belle cuisine, aidée dans ses tâches par des messages publicitaires qui lui disent quand et avec quoi remplir son frigo. Il y a les deux magnifiques enfants de la maisonnée, totalement accros aux jingles délivrés par leur boîte de céréales préférées. Et puis il y a Papa, qui travaille avec tant de fierté pour la Société de Ventriloquie Universelle des Etats-Unis, fleuron de l’Amérique, pourvoyeuse de bonheur et chien de garde du devoir constitutionnel à consommer ; Papa qui déborde d’imagination pour faire acheter ses concitoyens. Et personne ne peut échapper à cette fièvre acheteuse institutionnalisée. Personne, sauf Grand-mère, qui sort de prison, une vraie terroriste qui a refusé de se laisser bouffer par la publicité et qui débarque chez les Bascom. Mais est-elle vraiment décidée cette fois à subir le matraquage que son gendre souhaite lui imposer à elle comme à tout le pays ?

vendredi 5 août 2016

Guide de survie pour le voyageur du temps amateur de Charles Yu (How to live safely in a science-fictional universe)

Guide de survie pour le voyageur du temps amateur est un roman de Charles Yu publié par les éditions Aux Forges de Vulcain. C'est une œuvre décalée, satirique et pleine de questionnements existentiels sur la vie, la famille et le reste. 

Charles Yu est un bras cassé qui répare des machines à voyager dans le temps. L'essentiel de son travail est de sauver des usagers pris dans le passé. Un jour, il se retrouve lui-même piégé et doit demander de l'aide à son père, inventeur frustré qui créa la machine à remonter dans le temps.

Le titre VO du roman est assez évocateur (mais pas hyper sexy à traduire en français) : How to live safely in a science-fictional universe, "Comment survivre dans un univers science-fictionnel". Car s'il y est question de voyage dans le temps, c'est parce que le narrateur, Charles Yu (et oui) vit dans un monde de science-fiction, l'Univers Mineur 31. Vous ne vous étonnerez donc pas quand ce réparateur de machine temporelle ira dépanner L. Skywalker (fils) sur une planète lointaine ou se baladera avec un chien qui n'existe pas, sorti tout droit d'une fiction !

mardi 2 août 2016

♥ Arca de Romain Benassaya

"Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie." Arthur C. Clarke

Arca est un space-opera de Romain Benassaya sorti chez Critic en juin. La sublime couverture de François Baranger ainsi qu'une vidéo de Xavier Dollo parlant de l'ouvrage m'ont convaincue de me le procurer et de le dévorer rapidement. Et c'est un coup de cœur !

En 2157, l'Arca, un vaisseau spatial fonctionnant à l'aide d'une technologie incomprise de ses propres concepteurs, s'apprête à franchir le seuil de Jupiter pour rejoindre la Griffe du Lion. Pour Sorany Desvoeux, la scientifique qui a découvert l'étrange combustible du vaisseau, et Frank Fervent, investigateur de bord, commence un voyage mouvementé riche en péripéties. 

22ème siècle, la Terre est fatiguée et surpeuplée. L'humanité l'a compris et on a commencé à terraformer Mars dans la douleur, obligeant les jeunes à un service martien d'un an dont ils ne sont pas sûrs de revenir. Pour y échapper, Sorany, une étudiante en sciences, a  préféré accompagner le docteur Stern pour une mission scientifique sur Encelade, un satellite de Saturne. Elle y découvrira l'Artefact, une étrange matière qui semble à la fois minérale et vivante et va permettre à l'humanité de lancer un vaisseau colonisateur vers une exoplanète, La Griffe du Lion.

Pfiou ! Quel plaisir ! Arca réunit tous les ingrédients d'une lecture estivale réussie : c'est un space-op  avec un vaisseau géant  propulsé par une matière inconnue, financé par une multinationale, filant vers une exoplanète, doublé d'un thriller en huis-clos autour d'une religion émergente aux membres virulents.

mardi 19 juillet 2016

Dans les coulisses du musée de Kate Atkinson

Dans les coulisses du musée est le premier roman de Kate Atkinson, publié chez Le Livre de poche. De cette auteure britannique, j'ai lu le tout dernier roman l'été dernier, Une vie après l'autre. Ayant eu un coup de cœur, je n'avais pourtant pas réussi à le chroniquer, mais Lhisbei l'a très bien fait ici.

Dès l’instant précis de sa conception, une nuit de 1951, la petite Ruby Lennox a commencé à voir, à comprendre, à sentir. En particulier, elle sait qu’on se serait bien passé d’elle…
Et la voilà qui entreprend de nous raconter, avec une lucidité et un humour dévastateurs, son histoire, celle de ses parents, George et Bunty, petits boutiquiers d’York, de ses sœurs, de toute une famille anglaise moyenne – mais assurément pas ordinaire.
Mieux encore : Ruby remonte dans le passé. Si bien qu’à l’Angleterre des années 1950 et 1960 se mêlent les images de tout le XXe siècle.

Kate Atkinson est une auteure qui parle de vies de femmes peu ordinaires. Souvent celles-ci traversent l'Histoire, mais de façon étonnante. Dans Une vie après l'autre, l'héroïne ne cesse de mourir puis de renaître, connaissant de multiples vies (dont elle se rappelle chaque instant). Au fur et à mesure, elle change certaines choses (ou pas) et c'est au final un portrait sensible et humaniste de femme et un voyage dans l'Histoire.

mardi 12 juillet 2016

La Radio de l'été des blogueurs. Ceci est ma chanson, ne vous moquez pas de moi.

J'adore cette chanson. C'est comme ça et pis c'est tout.

Alors c'est ma chanson pour la Radio de l'été des blogueurs, organisée comme tous les ans par Lobobo ! Retrouvez sa page FB et son compte Twitter avec tous les titres choisis par les blogueurs.

Et si vous vous moquez, you should go and love yourself.

Et vous, quelle est votre chanson de l'été ?

Je vous rappelle mes précédentes participations : 2013, 2015

Et puis je tag Choupinette, pour qu'elle nous fasse partager sa chanson de l'été à son tour ! Bisous.

Pages vues